Excellente surprise de l’été avec son disque »I don’t want to be an emperor« , le marseillais Hugo Kant a pu montrer sur la scène de l’International qu’il passait haut la main l’épreuve du live.
Gros coup de coeur pour ce multi-instrumentiste qui s’est déjà illustré dans Güs Weg Watergang puis en accompagnant Oshen ou David Lafore et déboule aujourd’hui avec un son assez impressionnant mêlant l’abstract hip hop, le dubstep, ou encore le trip hop le tout sur des inflexions groove/jazzy.
Accompagné d’un bassiste et d’un batteur, jouant lui même de cuivres et d’un synthé, il impose une écriture très cinématographique (j’ai eu l’image d’une François de Roubaix 2.0 en tête à un moment, mais je ne sais si c’est justifié), chatoyante et kaléïdoscopique. Il réussit de manière très aboutie la confrontation du sample et de l’acoustique. On devine un background et un univers musicaux foisonnants.
Souvent ce type d’écriture se révèle assez laborieuse jouée en live. Hugo Kant, lui, réussit à lier le complexe et le dansant, l’intellectuel et le sensible. J’ai passé son concert seule, absorbée, ondulante, ravie par la variété des samples -allant de beats hip hop classiques à de l’opéra en passant par quelques orientalisme et par la sagacité des rythmiques. C’est surprenant et paradoxalement familier.
Peut être simplement parce que c’est une musique généreuse, du genre réfléchie mais jamais absconse. Hugo Kant nous a offert un très beau voyage musical.
Un artiste à suivre de très près!
Je vous conseille vivement son site où son album est écoutable dans son intégralité: http://hugokant.com/

